Bonjour Sylvain ! Quelles sont les nouvelles ?
Coté personnel, nous avons déménagé de Orlando en Floride à Raleigh en Caroline du Nord et nous en sommes très heureux. Nous vivons à la fois en ville et dans la forêt et c’est particulièrement agréable.
Coté professionnel, Objectif-USA me prenait un temps considérable en plus de Rézoway que j’ai rejoint mi-2025. Je le garde comme “vitrine” avec mon livre, la page Facebook et le compte LinkedIn car les personnes qui veulent construire un projet ciblant le marché Nord-Américain peuvent déjà élaborer leur réflexion, sur la base de toutes les informations à leur disposition librement.
Comment as-tu rejoint Rézoway ?
Je connaissais bien les dirigeants de ce cabinet avec lesquels j’avais collaboré sur des dossiers. Nous sommes toujours restés en contact et ils ont eu besoin de recruter une nouvelle personne pile au moment où je me réorganisais vis-à-vis d’Objectif USA. Comme on dit, l’alignement des planètes était parfait.
Qu’est-ce que Rézoway ?
C’est un cabinet de conseil fondé par Laurent Satre en 2010. Nous conseillons et accompagnons les entreprises qui veulent s’implanter ou se développer en Amérique du Nord. Nous intervenons sur des entreprises de toute taille, c’est-à-dire de la PME de 10 personnes jusqu’au groupe international. Souvent les sociétés sont “matures” ou en phase de démarrage, mais déjà dans les tarting blocs pour le marché américain.
Aujourd’hui nous sommes 4 associés et une équipe de conseillers qui sont sollictés au cas par cas. Nous avons des bureaux à Montréal, Toronto et Raleigh. Ce qui nous anime c’est la réussite des autres et donc de pouvoir citer en exemple des projets florissants.
Peux-tu nous en citer quelques uns ?
En 25 ans, il y en a eu beaucoup. A brûle pourpoint, je peux te citer Decathlon au Canada qui y a aujourd’hui 16 magasins. Ou encore plus récemment Senssassion Pool en Floride, spécialiste de spas. Et puis Boa concept qui fait des tapis roulants sur les chaines de production.
Quelles sont les étapes que doivent suivre les entrepreneurs qui envisagent de faire appel à vos accompagnements ?
Via notre site, les personnes remplissent un formulaire de présentation. Nous nous engageons à répondre dans les 24 heures. Ensuite nous présentons nos méthodes et nos expertises et si nous sommes alignés, alors la collaboration se met en place.
Ce qu’il faut bien comprendre c’est que dans 90% des cas c’est l’étape du diagnostoque qui va donner la décision du go ou no-go. Dans ce diagnostique, qui dure en général deux mois, on regarde comment aborder le marché américain : s’agit-il de racheter une entité, d’exporter, de s’implantater ? Est-ce que le structrure existante a les épaules pour cette ambition ?
Quand c’est un “GO”, alors nous sommes là pour toutes les étapes jusqu’à “roule tambour”. Cela peut prendre de 1 à 5 ans.
Quelles sont les clés que vous donnez à vos clients pour aborder avec confiance le marché américain ?
Mon mantra c’est « you don’t know what you don’t know ». Nous, nous sommes le projecteur qui va éclairer le parcours d’implantation. Le risque quand on découvre les USA, c’est de ne pas se poser les bonnes questions.
Je vais te donner ce cas d’une discussion que j’ai eue avec un client : il voulait acheter une entreprise et pendant l’entretien il me dit « alors ce qui nous intéresse dans cette boîte c’est vraiment le personnel parce que cela fait plus de 3 ans que l’équipe est en place, ils connaissent bien la boite ». Ce à quoi je leur ai expliqué qu’il ne fallait pas trop compter sur ce point car le personnel peut partir du jour au lendemain, d’autant que dans le cas présent ils n’avaient pas de contrat de travail. Mon client est tombé des nues : il avait son référentiel droit du travail français ; or, ici cela n’a rien à voir et le turnover est beaucoup plus fort.
Ainsi une entreprise qui a mis en place des process efficaces pour « passer la main » en cas de demission d’un collaborateur sera beaucoup plus valable.
As-tu un conseil à donner pour bien préparer son projet en amont, en quelque sorte pour être “mûr” pour vous contacter ?
Faire sont travail de recherche avant de nous contacter. Aujourd’hui c’est facile car les informations sont disponibles. Là où un projet fera la différence ce sera sur les motivations des parties prenantes : est-ce qu’elles partagent toutes le projet ? Ce projet est-il la lubie d’une seule personne ?
Est-ce qui t’interesse la plus dans les projets qu’on te présente ?
C’est de découvrir encore des savoirs-faire exceptionnels. On ne le dit pas assez, mais en France on a les meilleures écoles au monde avec des diplomés en ingenierie qui sont des pointures. Je vois des projets qui me nourrisent : le soir j’ai le sentiment d’être plus cultivé et plus intelligent que le matin ! La différence fondamentale avec les Americain c’est qu;en étant parfois moins bons au niveau technique, ils sont bien mieux armés pour faire du business. L’idéal c’est donc d’arriver à combiner les deux !
Vous avez un projet ? Contactez-nous : https://lebottinmondial.com/entreprises/rezoway/