Marseillais de naissance, pourquoi as-tu choisi de t’établir à Hong-Kong ?
Mon premier métier était dans la finance et en parallèle j’étais instructeur d’arts martiaux, compétiteur professionnel et amateur (MMA : Mixted Martial Arts). Venir m’installer en Chine m’a attiré parce que je voulais y trouver ce que je ne trouve plus en France : la sécurité, l’ordre, la compétitivité économique, le fourmillement culturel en bonne intelligence. L’Asie est de toute façon dans mon ADN puisque mes parents sont d’origine Vietnamienne avec des origines chinoises et françaises.
Aujourd’hui je suis marié à une Hong-Kongaise et nous avons deux fils, de 7 et 9 ans.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de créer le CFI ?
J’ai eu envie d’aider les expatriés à se connecter et à développer leurs business. Je veux participer aussi à l’image de la France dans les différents pays. Je voudrais participer à rompre l’entre-soi que les gens des pays d’accueil peuvent parfois ressentir.
Je veux développer un réseau solide, solidaire et de confiance. Le monde des expatriés bouge sans cesse et c’est important de bénéficier du soutien du Club France International.
Enfin, je souhaite aider les Français à créer des liens en dehors de la communauté française, avec les locaux et les autres expats ; et de la même manière je souhaite que ces personnes puissent se rapprocher de la communauté française.
Qui peut s’inscrire et dans quel but ?
L’inscription se fait sur invitation et après validation. Ce club est apolitique et areligieux, dont le but est d’être un réseau de confiance que l’on peut recommander pour ses pratiques éthiques. Les membres peuvent être basés partout dans le monde.
J’organise beaucoup de rencontres. Je veux aussi créer des échanges fructueux avec les pays qui accueillent les Français : échanges culturels et d’affaires.
Au-dela de l’inscription en tant que membre, il y a aussi l’option « ami du CFI », qui permet d’accéder à nos différents groupes d’échanges gratuitement, à condition de vivre dans la ville concernée.
En plus du CFI, tu as deux autres « casquettes ». Parlons d’abord de ton métier.
De formation financière, après quelques années en contrôle de gestion, j’ai décidé de faire de ma passion mon métier. En effet, je suis aussi professeur d’arts martiaux (Kung Fu Wing Chun) et je fais de la compétition : MMA et jiu-jitsu brésilien. Depuis petit j’ai toujours adoré les mangas, Dragon Ball, les films d’arts martiaux. Mes parents m’ont permis de pratiquer dès que j’ai pu et j’en ai fait mon métier. A bientôt 41 ans, je me demande si je vais pouvoir continuer la compétition encore longtemps. En tout cas, j’adore pratiquer ce sport, surtout le MMA et j’aime les fondamentaux qu’il apporte, comme la plupart des sports d’ailleurs : le respect, l’intégrité, la discipline, l’effort, l’humilité, la confiance en soi, l’hygiène de vie.
J’ai remarqué que dans tes vidéos sur la vie à Hong-Kong, tu dis souvent « il n’y a pas de racaille ici ». Pourquoi, et est-ce la raison pour laquelle tu as choisi de pratiquer les arts martiaux ?
Comme tu le sais, j’ai grandi à Marseille et des gens qui traînent, errent et font n’importe quoi, j’en ai vu. Enfant, ils faisaient partie de mon univers et je m’en méfiais. En tout cas je ne voulais pas me faire embêter. C’est sûr que les arts martiaux m’ont donné confiance en moi et m’ont permis d’éviter des bagarres en mode défensif. Ainsi, je n’ai jamais eu à utiliser ma force pour me défendre. Mes postures ont suffi.
Ensuite quand j’ai voyagé et que j’ai découvert d’autres univers, j’ai réalisé qu’un monde sans « racaille » était possible. Avec mes vidéos, je veux montrer aux gens que c’est une réalité accessible.
A ton avis qu’est-ce qui permet à des villes ou pays de n’avoir quasiment pas de délinquance ?
J’aime bien citer les exemples de Singapour et du Japon : ils n’ont aucun laxisme. Tu agis contre la loi, tu es condamné et tu vas en prison direct. Ça peut sembler radical, mais le résultat est là.
Tu es également investi en politique et représente les Français à l’étranger dans un courant d’union des droites.
J’ai toujours su que c’était un exercice périlleux de faire de la politique, mais je considère que c’est un devoir de citoyen. J’apprends tous les jours et aujourd’hui je suis plus sûr de moi. Ma couleur politique c’est la droite et je travaille à son union parce que c’est un camp qui manque d’uniformité. Quand j’observe les gens débattre, je remarque que chacun reste sur ses positions et n’écoute pas les autres. Les gens de droite pensent qu’ils ont la science infuse parce que l’Histoire, la science et l’économie leur donnent raison : c’est le camp de la démocratie, celui qui a fait tomber le bloc de l’Est. Et c’est un camp qui se moque des autres et se pense supérieur. Même au sein de la droite chacun pense qu’il a plus raison que les autres.
C’est ce manque d’écoute et dialogue que je cherche à combler.
Quels sont tes projets ?
Pour le CFI, trouver plus d’adhérents et créer davantage de rencontres ailleurs qu’en Asie. Plus ce réseau sera étendu, plus il y aura d’échanges constructifs. J’enrichis chaque jour le site de nouvelles vidéos sur les adhérents pour créer du contenu intéressant et générer du business referral.
Ensuite, je vais me représenter pour toutes les élections dans lesquelles j’ai le devoir de me présenter, y compris les législatives et les sénatoriales. J’espère être réélu, mais je me prépare aussi à l’éventualité de ne pas l’être. Dans ce cas je consacrerai mon temps à mes deux autres activités qui me passionnent et dans lesquelles je peux aussi contribuer au rayonnement de la France : par son tissu économique et avec mes élèves d’arts martiaux ; j’ai beaucoup d’élèves qui ne sont pas français et qui sont curieux de notre pays ! Quoi que je fasse, je reste français dans mon cœur et dans ma tête.
Pour découvrir le CFI : https://lebottinmondial.com/entreptrises/cfi-club-france-international/